Les enfants adoptés ont besoin de plus que de l'amour.

lundi 25 mai 2009

Changer les mots, donner un sens

Certaines personnes sont très mal à l'aise lorsque l'on aborde le sujet de leur adoption et d'autres non.

À huit ans, Yu Ping en parle très facilement et sans malaise. Mais elle va probablement traverser des périodes de sa vie au cours desquelles ce sera plus difficile. Lorsqu'elle sera fatiguée d'être toujours étiquetée d'enfant adoptée, ou lorsqu'elle aura une grosse crise de tristesse en pensant à sa mère biologique. Lorsque les réponses que nous lui donnons ne suffirons plus ou lorsqu'un copain de classe lui lancera une vacherie facile sur sa famille. Je ne peux rien changer à ce qu'elle vit, mais je peux toujours me montrer disponible, sans tabou, prête à l'écouter, à lui fournir des pistes de réflexion, et prête moi aussi à aller chercher de l'aide et des conseils. Je peux aussi utiliser des mots qui donnent un sens à son passé.

Les mots sont des armes puissantes. Au-delà des définitions du dictionnaire ils sont chargés d'émotions et de connotations. Bien nommer c'est bien comprendre et ne pas blesser inutilement.

Les mots qui soignent :
Parents et enfants de naissance, biologiques
Un enfant né hors mariage, né d'une mère mono parentale
Le parent a été relevé de ses droits parentaux
Le parent ne pouvait plus s'en occuper
L'enfant s'est joint à notre famille
Une adoption a été arrangée
Mon enfant (tout simplement sans autre étiquette)
Chercher, réunir, prendre contact avec sa famille de naissance ou biologique

Les mots qui blessent :
Vrais parents, parents naturels
Enfant illégitime, bâtard, enfant non désiré
Donné en adoption, abandonné
Leur propre enfant, leur vrai enfant
Le parent l'a donné en adoption
Mon enfant adopté
Retrouver sa vraie famille.

Éduquez également votre entourage !

Dans mon prochain message, je vous parlerai de ce que les enfants adoptés ne veulent pas entendre!

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